Les bouffons
Le penchant naturel pour tout ce qui brille a conduit naturellement Sarkozy à draguer le show-biz. Préposé à cet effet, Pierre charron, ancien chargé de com' de Chaban au perchoir de l'assemblée en 1986, fait un détour par la Française de Jeux avant d'aterrir aux relations presse de la Mairie de Paris. Chirac lui demande alors de s'occuper de sa fille Claude qui revient des Etats-Unis. C'est à cette époque qu'il se rapproche de Sarkozy. Il sera de l'aventure Balladur en 95, organisant force dîners à la gloire du Premier ministre dans les salons de Bercy où Sarkozy est ministre du Budget. Il faut dire que question gestion des 'frais de bouche', le lauréat de la Pasqua-Chirac Academy a été a bonne école.
Partant avec un gros handicap sur le terrain de la culture si habilement ensemencé par Jack Lang - qui conserve le plus riche carnet d'adresses -, M. Sarkozy l'a patiemment travaillé. « Tout a commencé à la mairie de Neuilly, confie M. Charon. Nicolas avait l'opportunité de rendre des services à ses administrés, y compris à pas mal de stars. Ça a continué à Bercy, où le ministre des finances ne refusait jamais de recevoir les artistes en proie à des petits problèmes fiscaux. Et à l'intérieur, c'est aussi facile, car ça ne fait jamais de mal de connaître le premier flic de France. »(Robert Belleret, Les baladins de Sarko
Ainsi s'est mise en place une machine à décomplexer, à intéresser. Et plus si affinités...
C’est grâce à ces tactiques triviales mais éprouvées que des soutiens aussi considérables que Steevy ou Doc Gynéco ont pu être recrutés
(à suivre ...)










